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Albert NEEF, ouvrier modèle en République Démocratique d'Allemagne

Publié le par Anne LUDWIG

Premier fils d'Isidore Neff et d'Alvine Vogt, Albert est né le 5 mars 1895 à Zahringen près de Fribourg en Brisgau, Il apprend le métier de mécanicien à l' ancienne, en voyageant.

« Mon premier emploi, je l’ai obtenu en 1912 à Singen, au bord du lac de Constance où j’ai également adhéré au syndicat de l'entreprise . Puis j'ai eu plusieurs postes à Heilbronn, Heidelberg, Mannheim puis Darmstadt, j'ai traversé le Rhin pour Strasbourg et finalement je suis revenu sur les bords du lac de Constance où j’ai été mobilisé par l’armée le 1 er octobre 1915 ». 

Le 1er avril 1919, il arrive à Zerbst dans la région de Saxe-Anhalt, pour la première fois, ce n’était pas alors un poisson d’avril mais une question de survie. Un étranger trouvait difficilement du travail à Berlin après la première guerre mondiale. Il fallait trouver une solution. Les parents de Mathilde la jeune vendeuse dont il avait fait la connaissance durant son service militaire à Berlin habitaient Zerbst. Lorsque les deux décidèrent de s’installer ensemble, ils vinrent à Zerbst. Le couple a eu deux filles Hildegarde et Gerda et  cinq petits-enfants.

 

Albert NEEF a travaillé 20 ans dans l’entreprise Wallwitz de Zerbst (entretien des locaux). Au temps du fascisme hitlérien, le foyer fut touché par une bombe visant Zerbst. Après la guerre de 1945, Albert NEEF fut l’un des premiers à adhérer au SPD pour aider à la reconstruction d’une nouvelle Allemagne ( RDA ).

Il a ensuite travaillé 20 ans jour pour jour, comme maitre mécanicien dans l’usine BAUMER de Zerbst et a présidé pendant 11 ans le syndicat de la branche professionnelle à Zerbst.

Il décède le 11 novembre 1975.

 

dans son atelier  à la retraite

dans son atelier à la retraite

Avec son frère Charles Neef, coiffeur à Ensisheim ( Haut-Rhin )

Avec son frère Charles Neef, coiffeur à Ensisheim ( Haut-Rhin )

Publié dans Famille

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En soutien au monde agricole

Publié le par Anne LUDWIG

 

Alors que s'ouvre le salon de l' agriculture à Paris cette semaine et que nos hommes politiques y défilent vainement, j' ai une pensée pour ce monde agricole qui se bat et évolue, cette photo extraite de la revue "Le Rimbaldien " en date de l'hiver 1948/49 ne saurait mieux exprimer cette évolution. En arrière plan l'ancienne  église de Neuville.

 

 

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vue de Neuville en 1937

Publié le par Anne LUDWIG

vue de Neuville en 1937

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La dynastie Hartmann de Munster

Publié le par Anne LUDWIG

Une très belle exposition intitulée " Hartmman , un empire industriel du 6 au 19 juin à Munster

Une très belle exposition intitulée " Hartmman , un empire industriel du 6 au 19 juin à Munster

Cette exposition est consacrée aux sites textiles et aux usines exploitées par la dynastie des Hartmann à Munster où ils s’établirent dès le 18ème siècle mais également ailleurs en Alsace (Marckolsheim, Lapoutroie…), en France (Rougegoutte, Gisors) et dans le monde. André Hartmann (1746-1837), maître teinturier à Colmar, s’installe à Munster en 1783 et s’associe à l’industriel J.-H. Riegé. Il devient en 1789 seul propriétaire de l’usine d’indiennes du Graben. Il jette dès lors les bases d’une véritable saga industrielle. De son association avec ses deux fils naît les entreprises Hartmann et Fils. Au fil du temps, des acquisitions, extensions, investissements, la famille se retrouve à la tête d’un authentique empire industriel local qui associe filature, tissage, blanchiment et impression sur étoffe répartis sur cinq sites à Munster. Insérées dans le tissu urbain, ces usines finissent par couvrir 36 ha. À leur apogée, en termes de possession, les Hartmann dirigent un empire qui s’étend de la vallée de Munster au Brésil en passant par le Maroc, le Sénégal, le territoire de Belfort et l’Eure ! Deux niveaux de lectures seront proposés : Le premier niveau se veut général et d’approche aisée : de grands panneaux présenteront une solide chronologie illustrée, un aperçu de la généalogie de la famille Hartmann étayés par un historique, agrémenté de photos des cinq sites industriels munsteriens (Graben, Couvent, Hammer, Fesseneck, Leymel). Le deuxième niveau est destiné aux visiteurs qui souhaiteraient approfondir le sujet. Dans les vitrines seront exposés des documents, objets inédits et le résultat de recherches sur des sites industriels, peu ou pas connus, en particulier les sites de Rougegoutte, Anjoutey, Sendenbach, Wihr-au-Val, Marckolsheim, Lapoutroie. Fréquemment oubliés, citons également São Paulo au Brésil, Fez au Maroc, Rufisque au Sénégal, implantations qui ont participé à la chute des Manufactures Hartmann. Les sources mais aussi les documents et objets exposés proviennent essentiellement du fonds d’archives de la Mairie, de la Société d’Histoire du Val et de la Ville de Munster, du Cercle généalogique de Munster, de particuliers, d’historiens mais aussi des nombreuses communes liées aux industries Hartmann. Des brochures reprenant la chronologie générale ainsi qu’un feuillet sur la généalogie de la famille seront mis à la disposition des visiteurs. Une visite commentée du site du Graben et du Couvent, berceaux de l’empire Hartmann, sera proposée par Frank Schwarz (Service de l’Inventaire de la Région) le dimanche 12 juin. Cette visite propose de faire découvrir les deux sites manufacturiers qui constituent, au sein de la ville de Munster, le berceau de cet empire industriel. Le site du Graben, tout d’abord, vaste ensemble industriel au nord-ouest de l’agglomération qui couvrait une emprise foncière de 5 hectares. Très endommagé par les bombardements de la Première Guerre mondiale, le site n’est pas reconstruit après les hostilités. La majeure partie des bâtiments productifs sont démolis pour laisser place à de l’habitation. Il subsiste toutefois sur place deux ateliers de fabrication de la fin du 18e siècle ainsi qu’une conciergerie de belle facture. Ensuite, le site du Couvent dont les premiers ateliers ont été aménagés par André Hartmann au sein de l’ancienne abbaye bénédictine saisie au moment de la Révolution et vendue comme Bien National. Par la suite, l’emprise usinière ne cesse de s’étendre vers le sud où l’on réalise, en 1882, les premiers ateliers à sheds édifiés dans la vallée de la Fecht. Egalement fortement touchée par des bombardements au cours de la Première Guerre mondiale, l’usine est reconstruite entre 1920 et 1922 sous la forme d’ateliers à étages aux lignes sobres dictées par une logique fonctionnaliste. Y aller Exposition Du 6 juin au 19 juin de 14 à 18 h Salle de la Laub, 12 rue Saint-Grégoire Entrée libre

Un lien complémentaire sur le site de la ville : www.munster.alsace/dynastie_hartmann.aspx

Publié dans Histoire

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Morts pour la France

Publié le par Anne LUDWIG

Herzog
Herzog

Augustin Ludwig est né à Boesenbiesen en 1850. Ses parents s’installent à Colmar rue de la Bagatelle, son père Auguste est tisserand et travaille à la manufacture Herzog.

Augustin y apprend le métier du tissage textile. Après la guerre de 1870, il choisit la France et opte le 9 août 1872, il réside alors à Gérardmer. Il se marie à Colmar le 25 septembre 1875 avec Joséphine Gerber originaire d’Orbey. Augustin et Joséphine donneront naissance à 12 enfants, 6 garçons et six filles. La famille va payer un lourd tribu au premier conflit mondial puisque 4 fils seront tués devant l’ennemi ainsi que deux gendres.

L’ainé Joseph nait à Colmar en 1876, il s’engage volontairement en 1914 sous le drapeau français, servira sous le nom de Joseph LOUIS, il est soldat " alsacien " dans le 149 è régiment d’infanterie et meurt à Niderviller dans l’ambulance n°10 des suites de blessures de guerre le 21 août de la même année.

Le second, Eugène, nait à Rouge-Goutte dans le Territoire de Belfort en 1877, tisserand puis boulanger il est soldat dans le 160 è régiment d’infanterie et trouvera la mort au lieu- dit « La Targette » à Neuville saint Vaast dans le Pas de Calais le 9 mai 1915.

Jean- Nicolas né au Thillot en 1889, s’engage dans le 79 è régiment d’infanterie, il est sergent, lorsqu’il est tué devant l’ennemi devant la ferme Beauséjour le 27 septembre1915 au Mesnil les Hurlus dans la Marne.

En 1890, Augustin est alors contremaitre de tissage mécanique chez Gros Roman à la manufacture du grand moulin à Saint Etienne les Remiremont.

Henri enfin, tisserand né à Rupt sur Moselle est tué devant l’ennemi au bois de Hem dans la Somme, le 12 août 1916, il appartenait au 44è régiment d’infanterie. Les ravages de la grande guerre ne s’arrêtèrent pas là pour Augustin et Joséphine, la famille perdit encore deux gendres : Louis Rimé et Joseph Daval.

Veuf en 1929, Augustin se rapproche de sa fille et termine ses jours au 29 faubourg des trois maisons à Nancy, où il décède en 1931.

usine textile saint etienne les remiremontusine textile saint etienne les remiremont

usine textile saint etienne les remiremont

"En premier lieu, l'industrie cotonnière vosgienne connaît un développement sans précédent. Comme on l'a vu, après le Traité de Francfort et l'annexion de l'Alsace, les fortes industries cotonnières des environs de Mulhouse et de Colmar, émigrent et viennent s'installer dans les Vosges. En quelques années, les vallées de la Moselle, de la Vologne, de la Moselotte et du Correy, se peuplent de filatures et tissages de coton, qui progressent rapidement. Ces usines fonctionnent tout de suite avec les spécialistes et ouvriers déjà occupés en Alsace, et qui, pour la plupart, ont opté pour la France en quittant leur région d'origine. Les liens avec l'Alsace restent longtemps étroits. Les usines vosgiennes continuent ainsi d'y recruter des ouvriers et des techniciens et d'y acheter des machines. Mais, sur le plan commercial, il est vite nécessaire de s'émanciper, car les droits de douane entre la France et l'Allemagne ne cessent de s'élever. Véritable mono-industrie de la montagne, le textile se situe, dans les dernières décennies du XIXe siècle, au premier rang et stimule les autres branches d'activité dans lesquelles s'implante un certain nombre d'Allemands et d'Alsaciens. Les fonderies et les constructions mécaniques peuvent alors diversifier leur production en fournissant les pièces des métiers à tisser et autres machines, chaudières et turbines. Des bénéfices considérables sont réalisés dans la métallurgie et la brasserie où se construisent de grosses fortunes."

"Dans le canton, Saint-Etienne n'échappe pas au fait : les filatures et tissages de la Société H. Géliot et Cie, appartenant à Géliot, puis à Lederlin, comptent 500 ouvriers dont 17 Alsaciens de nationalité allemande. Dans la vallée de la Moselotte, les filatures et tissages des Héritiers Perrin à Cornimont, qui ont longtemps fonctionné en Alsace, comptent 29 ouvriers alsaciens sur 1200 et les Filatures et tissages Chagué et Cie 10 sur 400. Plus particulièrement encore, la vallée de la Moselle a accueilli de nombreuses usines textiles et des Alsaciens en masse. Ainsi, les Tissages Kientzy de Bussang emploient 55 ouvriers dont 3 Alsaciens et le directeur est d'origine alsacienne. A Ferdrupt, le gérant du Tissage France et Cie (75 ouvriers environ), acheté par C. Kohler du Ménil-Thillot en 1874, est Alsacien mais a épousé une Française. A Rupt sur Moselle la Filature et Tissage de la Société cotonnière (établissements Laederich et Géliot) compte environ 350 ouvriers dont 12 Allemands. Enfin au Thillot, le Tissage de la SA des tissus de laine des Vosges comporte 500 ouvriers environ dont 12 Alsaciens ".

extraits du mémoire de Clément Thiriau 2007 Faculté de Nancy

http://www.memoireonline.com/06/10/3574/m_Immigration-volontaire-ou-forcee-des-allemands-et-des-alsaciens-lorrains-dans-les-Vosges-1911-19203.html

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Albert Gérardin, caporal au 88e régiment d'infanterie

Publié le par Anne LUDWIG

 

Albert Gérardin nait à Grivy-loisy le 10 octobre 1806, il est le fils de Josph et Marie Anne Leserre.

Il se marie à Charbogne le 29 juin 1837 avec Marie Anne Braune agée de 21 ans. Ses deux frères

Pierre et Joseph, tous deux charpentiers l'un à GrIvy l'autre à Juniville lui servent de témoins.

Il est alors caporal au 13 e régiment d'infanterie légère, il obtient l'autorisation de se marier

du Marechal de camp commandant les Ardennes le 18 juin 1837.

Grâce au service historique de l'armée de terre, nous avons son registre matricule n°4555 et son

signalement physique: Albert a un visage large, le front couvert, les yeux chatains, le nez relevé,

la bouche moyenne, les cheveux et sourcils châtains. De petite taille il mesure 1 m 58 seulement.

Il est arrivé au corps le 5 juin 1830 comme remplaçant de Jean-Baptiste MIART en devançant

sa mise en activité sur sa demande.

Tisseur dans le civil, il obtiendra les gardes de chasseur puis de caporal le 21 opctobre 1834.

Il part en congé illimité le 26 mai 1836 et est libéré du service le 31 décembre 1837.

Il décède à Charbogne le 22 mars 1855, il est alors peigneur de laine.

 

Publié dans Généalogie

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Sébastien KELLER et la faiencerie de Lunéville

Publié le par Anne LUDWIG

¨

Sébastien KELLER et Jean Alexandre CUNY acquièrent la faiencerie de Lunéville, suite à sa mise en vente aux enchères à la demande des créanciers pour la somme de 30 200 livres de Lorraine le 26 mars 1786.

Les nouveaux propriétaires interviennent auprès des autorités royales pour obtenir une baisse des taxes et le droit d'être reconnu manufacture royale qui leur permettait d'extraite de la terre en tous lieux. L'activité de la faiencerie redemarre avec une vingtaine d'ouvriers.

Sébastien KELLER est né à Schenckenzell dans le duché de Bade en 1750, il est issu d'une famille d'aubergiste, négociant et commerçant prospère.Son père Franz Josef originaire de  Zell am Hammersbach, est aubergiste à Wolfach,  sa mère est  Anna Maria SANDHAAS. Il est également apparenté à la famille Armbruster de Forêt Noire que l'on retrouve dans la généalogie de ma grand mère paternelle Emma NEEF.

Sébatien se marie à Lunéville le 11 novembre 1783 avec Marguerite CROIZIER fille de négociants locaux, le couple aura 6 enfants dont deux parviendront à l'âge adulte. Ses deux frères, Xavier et Joseph KELLER seront ses témoins ainsi que son père, Franz Josef.

Sébastien est bien implanté dans la commune, nommé au conseil municipal en 1792, il est chargé de l'approvisionnement de la ville en blé. Il appartient à la société des Sans Culotte de Lunéville en 1794.Le 23 mai 1791, Keller rachète la part de Jean Alexandre CUNY avec Jean Claude DROUIN pour 5500 livres de Lorraine, il devient associé majoritaire avec 5/8 des parts de la faiencerie. La manufacture fait alors travailler 80 ouvriers.  La production de faience à émail stannifère, les cailloutages, les terres de pipe et les décors peints main sont réputés. La préfecture de Meurthe et Moselle indique en 1811 que KELLER " est actif, laborieux et surveille personnellement son usine ". En 1813, il rachète la faiencerie de Domèvre . Sébastien Keller décède le 22 mars 1829 à 79 ans. Ses enfants Sébastien Auguste et Catherine Rosalie épouse de Charels Guérin héritent de fermes situées à Lunéville, Moncel, Deuxvilles et Liomont, d'hectares de prés loués, de terrains et maisons situés rue de Viller à Lunéville. La manufacture couvre alors une surface de 23 ares, procure un revenu de 2000 francs auquel s'ajoute un moulin à plâtre et un moulin à cailloux.

source : " la faiencerie de Lunéville" de Annabelle Héry 

 

 

Chinois faience saint clement luneville

 

 

 

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Livret militaire d' Henri MALHERBE

Publié le par Anne LUDWIG

 

Henri Malherbe

 

 

 Henri Louis MALHERBE voit le jour le 1 er avril 1879 à Nouzon dans les Ardennes. Il effectue son service militaire au 6 e régiment d'artillerie en 1899.

Lors de la première guerre mondiale, il est affecté à l'usine Maillard qui travaille pour la défense nationale à Noisy le Sec comme outilleur- forgeron.

Maréchal-ferrant de Neuville- Day, il épouse Victoire GAUCHER couturière, le 25 janvier 1910 à Vaux-Champagne.

Publié dans Famille

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Les Neef de Wolfach

Publié le par Anne LUDWIG

Les Neef sont originaires de Wolfach, ville de 6 000 habitants située dans la vallée de la Kinzig en Forêt-Noire.

Fondée par les ducs de Furstenberg, la ville s'est enrichie grâce au travail du bois et au flottage des grumes vers les grandes villes dont Strasbourg. Une verrerie, la Dorothéenhutte fait encore sa renommée.

La famille Neef tenait une auberge de père en fils depuis le XVII e siècle. Isidore NEEF mon arrière grand père est né au Staufenhof, ferme sur les hauteurs de Langenbach .

 

le-Staufenhof.JPG

 

 

Son père Johann Baptist a eu trois enfants d'un premier lit et cinq de son second mariage avec Viktoria FAIST, Isidore est le cadet de la fratrie, il a trois ans au décès de son père.

Isidore mesurait 1 m 80 et avait fait son service militaire dans la garde impériale. Il se marie a vingt trois ans avec Albine Barbe VOGT à Lörrach, en 1894 il est alors boucher à Hausach.

Le couple s'installe à Colmar où il achète une boucherie et une brasserie. Isidore NEEF obtient la nationalité française en 1927.Il décèdera à Nice chez sa fille Alvine en 1948.

vue actuelle du Staufenhof

vue actuelle du Staufenhof

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Matelot sur le croiseur Edgar Quinet

Publié le par Anne LUDWIG

 

 

Arthur et Emma 

 

 

Arthur LUDWIG est né à Colmar le 14 janvier 1901. Il s'engage le 28 mai 1919 pour 3 ans dans l'équipage de la flotte basé à Toulon. Il arrive au 5 ème dépôt  le 1 er juin 1919 et est nommé 1 ère classe le 15 novembre 1920.

Affecté à bord du croiseur Edgar Quinet, il obtient son certificat de mécanicien et chauffeur de la flotte et voyagera dans toute la Méditerranée à bord de ce batiment imprssionnant.

 

  

 

 

croiseur-E.Quinet-1911.jpg

 

 

Le Temps, n° 16.891, Dimanche 22 septembre 1907, p. 2, en rubrique « Affaires militaires – Marine » : 
 
 
   « LE LANCEMENT DE L’EDGAR-QUINET. ― C’est aujourd’hui qu’est mis à l’eau à Brest le croiseur cuirassé Edgar-Quinet. Les caractéristiques de ce croiseur, dont l’ordre de mise en chantier date du 27 août 1904, ont été modifiées après cet ordre, en vue de l’uniformité avec un autre croiseur, le Waldeck-Rousseau, dont la construction était prévue. Ces deux croiseurs seront donc identiques comme dimensions, artillerie et protection.
   L’
Edgar-Quinet a un déplacement de 14.000 tonnes avec 157 mètres de longueur, 21 m. 50 de largeur et 8 m. 23 de tirant d’eau. Ses machines, qui actionneront trois hélices, auront une puissance de 36.000 chevaux, correspondant à une vitesse de 23 nœuds. L’approvisionnement normal de charbon sera de 1.242 tonnes et pourra être porté à 2.300 tonnes avec 1.058 tonnes en surcharge en soute. La  distance franchissable à la vitesse de 10 nœuds sera de 6.000 milles avec l’approvisionnement normal et de 11.000 milles surcharge comprise.
   L’artillerie comprendra quatorze canons de 194 millimètres, dont quatre montés par paire dans deux tourelles axiales, une à l’avant et l’autre à l’arrière ; seize canons de 65 milli-mètres à tir rapide ; huit de 47 et deux de 37 ; le navire sera en outre armé de deux tubes lance-torpilles sous-marins. La protection est constituée par une ceinture cuirassée allant de bout en bout, d’une épaisseur maximum de 150 millimètres au centre.
   L’effectif sera de 30 officiers et de 708 hommes d’équipage.
   Le devis total des dépenses pour la construction de ce croiseur s’élève à 32.688.412 francs. »

 

Mis à flot le 21 septembre 1907, l'Edgar Quinet est affecté à la 1° division légère en Méditerranée de 1912 à 1919. Durant la première guerre mondiale il est en opération de blocus sur le canal d'Otrante en 1914, puis au Monténégro et Tunisie en 1915. En 1916, il participe à l'occupation de Corfou, puis à l'évacuation de l'armée serbe. Il est basé à Malte à la fin du conflit.

En 1920, il devient le navire-amiral de la 1° division légère, formée avec le Waldeck-Rousseau et l'Ernest Renan. En 1922, il est mis en réserve à Toulon et il devient navire école d'application en remplacement du Jeanne d'Arc.

Le 4 janvier 1930, il s'échoue au Cap Blanc en Algérie. Il finit par se briser et coule le 9 janvier 1930.

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