Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 14:32

Le Service du Patrimoine d'Alsace vient de renouveler son site internet et de mettre en ligne ses inventaires communaux. Celui de Saasenheim permet de voir la croix de chemin édifiée par Anne Barbe Vogler ( Vogel ) et son époux Joseph Sigwald en 1744. Cette croix portant une statue du christ en grès rose mesure 4 m 50 et se trouve 10 rue principale. Pour quel motif cette croix a t'elle été érigée ? Mystère.

 

 

 

saasenheim chemin de croix

 

 Anne Barbe Vogler est née à Riedwhir le 4 mai 1695, elle est la fille du prévôt Nicolas Vogler et de Ursula Gsell. Elle épouse en première noce Mathias Utard fils du prévot de Holtzwihr le 2 mai 1713. ( voir l'inventaire après décès).

Veuve en 1727, elle épouse en seconde noce Joseph Sigwald à Boesenbiesen le 9 février 1728. Il tient l'auberge de la Croix Blanche à Saasenheim. Le couple rédige un contrat de mariage le 31 janvier 1728. Il donnera naissance à deux filles. Anne Barbe décède le16 janvier 1779 à Saasenheim.

Par Anne LUDWIG - Publié dans : Histoire - Communauté : généalogies familiales
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 11:48

chateau-Velaines.jpg

                       vue de Velaines, église et chateau

 

Remonter l'origine du patronyme ASCLAR ne fut pas chose facile. C'est grâce au fil d'Ariane et  à l'inlassable travail de nos amis belges que cette branche familiale a pu être étudiée.

Claude ASCLAR et Isabelle ont eu au moins trois enfants : Noel Joseph né le 17 avril 1769 à Velaines, village proche de Tournai dans le Hainaut, Jacques Joseph, né le 31 décembre 1770, il épousera Marie Joseph ROMBEAU et sera inhumé à Eteignères dans les Ardennes, le 25 janvier 1838 et Julie Joseph née à Velaines vers 1779.

 

Le village de Velaines comptait 61 feux en 1560 et 1935 habitants en 1801. Les cultures dominantes au 18 e et 19 e siècles étaient les céréales, le lin, le houblon, la pomme de terre, les navets et les fruits des vergers.

 

 Les deux fils ASCLAR furent selon les différents actes d'état civil où ils apparaissent soit chirurgien, soit officier de  santé.    

 

  Officier de santé

 

 

Contemporain de Napoléon Bonaparte, Noel Joseph m'intéresse particulièrement. Il épouse Catherine Joseph MOUCHART le 11 aout 1790 à Grand Reng, Pierre MOUCHART frère de la future, scieur de long est témoin au mariage. Catherine est ménagère, accoucheuse, sage-femme, elle donna le jour à onze enfants. C'est elle qui accouchera sa fille Félicitée Françoise, d'un fils Bonaventure né à Homblières dans l'Aisne en 1839, elle a alors 70 ans ! 

champ-de-lin-a-Grand-Reng.jpg

 

 Deux filles naquirent à Grand Reng: Julie Alexandrine sage femme et Marie Joseph, puis le couple s'installe à Villers Sire Nicole dans le Nord à partir de 1795.

 

Ci-contre, champ de lin à Grand Reng.(photo Wikipédia)

Par Anne LUDWIG - Publié dans : Généalogie - Communauté : généalogies familiales
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 13:27

 

Marie Rose épouse Ambroise Narcisse CAMUZET fils de Jean Martin et Nicole PERLOT, le 24 avril 1843,

les témoins sont :

Jacques ALBAUD, oncle maternel, charpentier à Vaux,

Alexandre Prosper CAMUZET, frère de l'époux, cultivateur à Vaux

Jean Baptiste GAUCHER, beau-frère de l'épouse, cultivateur et tisseur à Vaux

Pierre GAUCHER, éleveur d'abeilles, ami et également en parenté avec l'épouse.

 

Ce couple aura neuf enfants dont :

Marguerite Euphrasie née en 1845 et qui se mariera à VAUX le 17 juin 1862 avec André Hyppolite DASNOIS

Thérèse Eulalie née en 1848 qui épousera à Vaux le 17 juillet 1867 Thomas Stanislas ALBAUD

Thérèse Elisabeth née en 1851 qui épousera Narcisse Ambroise GAUCHER le 16 mars 1874

Octave Nicolas né en 1861 convolera avec Marie Julie PHILIPPART

et Marguerite Uranie la cadette épousera Léon COLLIGNON le 26 février 1881 à Vaux-Champagne.

 

Ce prénom d'Uranie m'intrigue, en vogue au début du XIXe siècle,on le trouve à plusieurs reprises dans l'état civil de Vaux-Champagne, il est peu banal dans un village agricole . D'origine grecque Ourania " la céleste" est la déesse de l'astronomie. C'est la première planète à avoir été découverte grâce au téléscope par William HERSCHEL le 26 avril 1781 à Bath en Angleterre. Par quel mystère ce prénom s'est-il propagé dans les Ardennes ?

 

Le décès de Marie Rose SOIBINET sera déclaré à la mairie le 7 novembre 1870 par son mari et son gendre Thomas ALBAUD. 

 

Le patronyme de CAMUZET est présent dans la Marne et provient d'un sobriquet signifiant : nez court et aplati.

 

Thérèse Elisabeth est l'aieule de ma grand mère, qui se souvient encore  avec délices des gauffres qu'elle faisait dans le fournil les dimanches d' hiver.

Lors de son mariage, elle a reçu en dot 17 ares 16 centiares de  terres dites" devant Beaumont" à  Vaux.

Elle  a hérité de son père une terre à Louvergny de 34 ares et 33 centiares selon l'acte passé le 27 mars 1878  auprès de maître GRUNDLER d' Attigny.

 

Thérèse et son Ambroise GAUCHER ont construit une maison d'habitation et d'exploitation à Vaux au lieu-dit" Les Bourgs" comprenant :

un corps de logis en brique couvert d'ardoises consistant en quatre places au rez de chaussée séparées par un corridor, une cuisine,une cave dessous, une salle de débit, un fournil et une chambre à coucher, à l' étage un grenier et un double grenier .

 

il y avait aussi une grange avec deux aires batteresses, un jardin avec baraque à lapins et lieux d aisance,une cour où se trouvent une écurie à vache, une écurie à chevaux, un poulailler, un rang à porcs, un fenil au dessous du tout entierement neuf et couvert d'un toit en ardoises et en tuiles.

C'est la mason natale de Louise GAUCHER.

Par Anne LUDWIG - Publié dans : Généalogie - Communauté : Ardennes
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Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 21:59

 

La famille SOIBINET est alliée aux BERTHE d'Ambly-Fleury et aux MALHERBE originaires de Guignicourt sur Vence puis Mont-Laurent, deux familles largement étudiées par les généalogistes ardennais.

 

Le premier porteur du nom Nicolas, se marie à Seuil en 1688 durant le règne de Louis XIV à l'âge de 24 ans avec Jeanne BERTHE.

Le couple donnera naissance à un fils Brice en 1692, tissier manouvrier comme beaucoup de paysans du comté de Rethel, ce dernier épouse Jeanne COUTIN le 30 mai 1720 à Seuil, les témoins sont Ponce BERTHE et Jean COUTIN le père de la future.

 

Leur fils Jean, né à Seuil le 30 mai 1726 se mariera à Ambly-Fleury avec avec Elisabeth MALHERBE le 23 septembre 1749.

Le couple obtiendra une dispense pour consanguinité au 3 e et 4 e degré. Les témoins de la noce sont Pierre FOREST laboureur, Ponce BERTHE, Pierre MALHERBE, père de l'épouse, meunier et marchand à Mont-Laurent, et Jean MALHERBE, maréchal-ferrant à Machault. Le couple s'installe à Ambly-Fleury où vont naitre quatre enfants :

 

Pierre né le 15 aout 1750 ne vivra que 7 semaines,

Jean Baptiste Joseph verra le jour le 19 mars 1759,

Ponce Nicolas nait le 16 octobre 1762 et prendra pour épouse Marguerite LEGRAND de Bouvellemont,

Jeanne Marie née le 20 avril 1765 épousera Jean Ponce CHAUSSON en 1792.

 

Jean est laboureur manouvrier, son fils Jean Baptiste Joseph a pour parrain Jean Baptiste MALHERBE son oncle et

pour marraine Marie Jeanne MALHERBE sa tante. Il s'allie avec Marie Anne MARCHAND à Seuil en 1785.

Il sera manouvrier et père de quatre enfants tous nés à Ambly:

Marie Jeanne le 24 février 1790

Jeanne Marie le 24 février 1792

Jean Marie le 28 septembre 1794, le père et le grand père iront déclarer la naissance de ce premier fils en compagnie de Jean GODOT, garçon domestique à la ferme.

Jean Baptiste le 6 octobre 1799, ce dernier épousera Marguerite Agathe CHAUSSON.

 

Jean Marie sera tisseur serger, comme de nombreux habitants des monts de Champagne, il transforme la laine des moutons. Il s'installe à Vaux-Champagne où il épouse Marguerite ALBAUD le 19 juillet 1814. Ses affaires sont prospères,

il se déclare propriétaire en 1843 et 1857  sera rentier sur son acte de décès fidèle en celà aux ambitions du ministre de Louis-Philippe, François Guizot.

Neuf enfants verront le jour dont deux mourront en bas âge : Eugène à l'âge de 3 mois et Marie Rosalie à l'âge de 3 ans.

 

Cinq d'entre eux convoleront en juste noce :

 

Jean Baptiste avec Thérèse PREVOTEAU de Mesnil-Annelles le 8 décembre 1847 

Marie Joseph avec Jean Baptiste GAUCHER ( mes sosas n° 60et 61) à Vaux-Champagne le 23 novembre 1841

Marie Rose avec Ambroise CAMUZET ( mes sosas n°62 et 63) à Vaux-Champagne le 24 avril 1843

Marie Agathe avec Jean Nicolas VERMILLAC à Vaux-Champagne le 4 avril 1853

Basile épousera Célestine LEGRAND

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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 20:51

Erasme Boecklin est un de mes lointains ancêtres, il est  fils de Claude et de Madeleine zum WEYER . Né vraisemblablement vers 1510, il épouse Ursule de Masevaux vers 1540.

 

Erasme eut un destin peu banal, bailli de Guebwiller en 1542 du temps où l'oncle de son épouse était prince abbé de l'abbaye de Murbach, il entre au Grand Sénat de Strasbourg en 1548. Il est lieutenant colonel d'un régiment d'infanterie à la bataille de Renty le 13 août 1554, qui vit les troupes d'Henri II battre celles de Charles Quint.

Erasme est mort sur la parvis de la cathédrale de Strasbourg le 6 juillet 1555. Les circonstances de sa mort ont été relatées dans le Bulletin du musée historique de Mulhouse en 1957(p 67/69).   

 

" Au moment de la foire de la saint Jean, à l'intérieur de la cathédrale, alors affectée au culte catholique, Onuphre BECK,  fils du libraire et imprimeur René BECK, originaire de Cologne, économe de la cour épiscopale de Hohenbourg à Obernai, se prit de querelle avec Erasme BOECKLIN, lieutenant-colonel d'un régiment d'infanterie en état d'ébriété. S'est- il senti ménacé ?

Erasme est connu pour son tempérament querelleur, il lui infligea un coup de poignard, la blessure était profonde. Selon un témoin, on pouvait y plonger entièrement ses doigts.  Erasme décéda au milieu des petites boutiques qui obstruaient le parvis du dôme.

 

Prévenu, le frère de la victime, Guillaume BOECKLIN, prévot du chapitre de Magdebourg, intervint auprès de Charles Quint. Ce dernier par une lettre en date du 18 juillet enjoigne aux magistrats d'Obernai de rechercher le coupable, eut égard à la sureté de son crime et aux différents services rendus par les frères BOECKLIN, dans les combats impériaux."

 

Après Obernai, Onuphre BECK se réfugia à Mulhouse où il obtint l'asile politique et échappa ainsi à toute condamnation.   

Par Anne LUDWIG - Publié dans : Histoire - Communauté : généalogies familiales
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