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Le blog généalogique d' Anne LUDWIG

un combattant malgré-lui, Marcel LUDWIG

15 Juin 2008, 11:44am

Publié par Anne LUDWIG

Marcel LUDWIG
Colmar, 17 juillet 1924 – Opotschka, 15 juin 1944

 

 

Marcel LUDWIG est né à Colmar le 17 juillet 1924, il est l'ainé d'une famille de 7 enfants. 

arthur et Emma NEEF, ses parents se sont  mariés le 11 janvier de la même année. Son père Arthur est alors mécanicien chez Jux - Jacobert à Comar et Emma couturière pour dame.

 

Le 1 er août 1939, à l’âge de quinze ans il entre comme apprenti imprimeur aux Dernières Nouvelles de Colmar. En 1940 il rejoint l’imprimerie ALSATIA pour se spécialiser comme typographe.

 

Enrôlé dans l’Arbeitsdienst, il aurait été condamné par les Allemands pour avoir imprimé des tracts hostiles au Reich. Le groupe de résistants qu’il fréquentait, se réunissait au Restaurant « Les Trois Poissons » quai de la poissonnerie. Il est envoyé sur le front russe sous l’uniforme de la Wehrmacht. Artilleur, il est versé dans une unité de déminage.

 

Le 22 mai 1944, il est gravement blessé à la jambe gauche et au genou droit par un éclat d’obus reçu sur le champ de bataille au sud d’Ostrow. Il a été soigné et opéré mais l’importance de ses blessures et la fièvre élevée n’ont pas permis de le sauver. Dans une lettre en date du 19 juin 1944, le médecin chef de l’hôpital militaire console les parents  avec ces mots  : «  …l’assurance que votre fils est mort au combat contre le bolchevisme et pour la grandeur éternelle de peuple allemand devrait vous donner la force de surmonter la grande douleur qui vous frappe et être une consolation. Heil Hitler ! » 

 

Le 25 juillet 1944, une messe fut dite à son intention à la collégiale Saint Martin de Colmar,en présence de ses collègues de travail et de la chorale de l’Imprimerie Alsatia.




 

 

 

 

 

 

                                                                            

 

 

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Le testament de Laurent Fahrner

15 Juin 2008, 10:19am

Publié par Anne LUDWIG

Laurent Fahrner est mon sosa n° 274. Né à Artolsheim, village du canton de Marckolsheim en 1692, il est le fils de Barthélémy Fahrner, instituteur et Maria Riedi et le petit fils de Philippe Fahrner de Wittisheim et Marguerite Wusthorn. Selon Gérard FLESCH, la famille Fahrner est arrivée en Alsace au XVII e siècle après la guerre de 30 ans, elle est originaire du Tyrol autrichien.
Laurent Fahrner est cultivateur, il épouse Odile Saxer, veuve de Jean HOSTI en 1718 à Artolsheim, le couple aura 7 enfants. En 1735, Laurent malade rédige son testament , il mourra trois ans plus tard :

25  mars 1735 

Testament fait de vive voix 

Au nom de Dieu  Amen

Il est révélé et porté à la

connaissance de tout en chacun

et entre en vigueur  qu’aujourd’hui

le 25  du mois de mars 1735 entre

une et deux heures de l’après midi, l’honorable

Laurent FAHRNER de Artolsheim

m’a requit moi ci-dessous nommé greffier

à côté des sept témoins digne de foi

nommé à la fin , nous nous sommes

rendu dans la pièce où habitait

le dit Laurent FAHRER, pièce dont

la fenêtre donnait sur la cour rue

du charbon à Artolsheim , nous avons

rencontré ce dernier malade

et alité mais en possession de toutes

ses facultés , ayant vécu  depuis

17 ans avec Odile SACHESSER son épouse

dans une union paisible et ayant de cette

dernière toujours reçu beaucoup de bienveillance

et parce que bientôt il allait devoir

comme tout être se soumettre à la mort

il voulait ,avant de mourir pour

ne pas être accusé d’ingratitude,

par testament oral me donner ses

dernières volontés et ceci sans

aucune contrainte  en présence  des témoins ,
et daté par lui
même  ainsi qu’il suit.

Premièrement , lui le testateur recommande

son âme , aux mains de son fidèle Sauveur

dés qu’elle aura quitté son corps mortel,

et ce dernier remis à la terre fraîche

notre mère à tous , selon les septième

et trentième règle chrétienne.

Deuxièmement dans l’esprit de

son testament il ordonne qu’après

sa mort Odile SACHSSER sa bien aimée

épouse qu’au lieu de recevoir le tiers

de leurs biens pour elle et ses héritiers

comme il est fait état dans la disposition

d’héritage  du 23 avril 1718 si lui

testateur venait à mourir,

aussi bien que si lui testateur venait

à survivre au décès de Odile SACHSSER

( à l’exception des biens et héritages que lui testateur  a reçu

de ses parents Barthel FAHRNER et Marie RIEDI)

perçoive et garder la moitié du partage

ou une demi part des biens fonciers,

et de ce fait que la dite disposition devenait

nulle et non avenue.

Troisièmement lors de la désignation des héritiers

( chacun ayant déjà fait établir son propre testament)

                       

il éprouve le besoin  lui testateur de rédiger une instruction

pour ses héritiers légitimes  ,  Odile SACHSSER  sa

bien aimée femme ainsi qu’à ses six enfants , Barbara,

Marie , Odile, Madeleine, Christian et

Marie Anne  FAHRNER  de sorte qu’à sa mort

tous ses biens soit partagé comme il l’a précédemment décrit

et au cas où de quelques manière que se soit

ce testament oral ne puisse être pris en considération

son vœux est  testament soit considéré comme un codicille

ou ses dernières volontés .

En vertu de quoi et après que moi greffier

j’ai lu  de manière très distincte

le testament  au testateur qui a, à  nouveau

confirmé ses dernières volontés  en

présence des dits témoins .

Fait à Artolsheim  en présence personnelle

de témoins  Martin Stoffel, Tobias

Dieckeli, Joseph Meger , Michel Rossli

Bläse Riedi , Pierre Nöder et  autre

tous habitants ici même en temps

que témoins qui ont soussignés manuellement                              

 avec le testateur et moi greffier

 

Signatures

Lorentz Fahrner

Martin Stoffel    témoin, boulanger blanc

Thobias Dieckeli  témoin, aubergiste au « Rossel »

Joseph Mäger témoin

Blässius Riedi témoin

Michel  Rossli sur (le Sass ??) témoin

Marque manuelle  PN de Pierre Nöder, agriculteur

Andreass Büthner témoin

 

                      

 



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Mariage de Mathieu Ludwig et de Anne Barbara Heynemann

8 Juin 2008, 09:19am

Publié par Anne LUDWIG

Aujourd'hui, quatorze mai mil sept cent vingt-cinq, après trois proclamations faites dans cette église, et nul empêchement n'ayant été détecté, par moi soussigné curé de Hessenheim, après avoir reçu leur consentement mutuel ont été unis en face de l'Eglise, le jeune homme Mathieu Ludwig, maître d'école en ce lieu, fils de Mathieu LUDWIG et Catherine Lico, conjoints demeurant en ce lieu et la jeune fille Anne Barbara Heynimann, fille d'Urs Heyniman et d' Ursula Vogel, conjoints demeurant en ce lieu, tous deux demeurant en cette paroisse de Hessenheim.
Témoins :
Joseph Nachbaur, agriculteur
Jean Heyniman, tailleur
Michel Weis,
Joseph Rentler de Saint-Blaise
et tous ont signé avec moi, excepté la mariée qui a déclaré ne pas savoir écrire et a fait une marque.
Remi Aloyse Terrier, curé de l'église paroissiale de Hessenheim.



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Première trace des Ludwig

8 Juin 2008, 09:05am

Publié par Anne LUDWIG

 


Le premier document concernant la famille LUDWIG est l'acte de décès de Mattheus Ludwig en date du 24 décembre 1730. Originaire de Sainte Marie aux Mines, il est tricoteur de bas et l'époux de Catherine LICO. Il sera enterré par Aloyse TERRIER au cimetière d'Hessenheim, village du canton de Marckolsheim dans le Bas-Rhin, muni des saints sacrements de l'église catholique. Les témoins sont Matthieu LUDWIG, maitre d'école du lieu et Joseph REICHNER journalier à Hessenheim.

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