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Le blog généalogique d' Anne LUDWIG

Manufacture textile Jean Thiébaut Géhin

21 Novembre 2010, 17:15pm

Publié par Anne LUDWIG

La manufacture est fondée en 1825 à Saulxures sur Moselotte. C'est la première filature mécanique à moteur hydraulique de l'arrondissement, elle est équipée de mull-jennys qui totalisent 10 000 broches. En 1845, la filature dirigée par la veuve du fondateur Elisa Mathieu, compte 20 000 broches, 350 métiers mécaniques et 500 ouvriers. in " L'industrie textile vosgienne" de Georges POULL. 

 

Jean-Thiébaut Géhin (1796-1843),   puis sa veuve firent construire, au total, deux filatures et deux tissages à Saulxures. Il était considéré comme l'un des industriels ayant le plus contribué, en France, par la beauté de sa toile qu'il faisait fabriquer, à donner une bonne réputation aux calicots des Vosges, déjà avantageusement connus dans le commerce. Il fut également maire de Saulxures-sur-Moselotte et conseiller général du canton durant ses douze dernières années.

Les manufactures attirèrent de la main d'oeuvre des différentes vallées alsaciennes et c'est ainsi qu'Anne Marie GAUGLER née à Sewen dans la vallée de la Doller et Victor CLAUDEPIERRE né à Orbey, l'une tisserande, l'autre ouvrier de filature convolèrent en juste noce le 16 octobre 1856 à Saulxures sur Moselotte.

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Victor Claudepierre, tisserand

12 Novembre 2010, 08:29am

Publié par Anne LUDWIG

 

Victor Claudepierre est né le 4 octobre 1831 à Orbey, il est le fils naturel de Marie Catherine Claudepierre ( °Orbey 1804/+Saulxure sur Moselotte 1864). C'est Marie Barbe Caillet, la sage-femme qui déclare sa naissance à l'état civil.

Victor se marie à 25 ans dans les Vosges, à Saulxures sur Moselotte le 16 octobre 1856 avec Anne Marie Gaugler originaire de Sewen ( Haut-Rhin). Les deux époux demeurent aux Gravières et travaillent vraisemblablement à la manufacture textile  GEHIN. Le couple aura 9 enfants dont les deux premiers Victorine et Eugénie naitront dans les Vosges, les suivants à Orbey, au Faing, trois au moins moururent en bas âge . Sur les différents actes de naissance de ses enfants, Victor déclare des professions toutes liées au textile : ouvrier de filature, ouvrier de fabrique, pareur, journalier, fileur, manoeuvre puis tisserand.

 

A cette époque existait à Orbey une importante manufacture textile, celle de Mr LEFEBURE, gendre d'Antoine HERZOG.

 

 

tissage bagatelle

 

Lors de son décès, le 31 décembre 1893 à Colmar, Victor est domicilié n ° 6 Arbeiter Vorstadt, ( actuelle rue de la Bagatelle ) dans un logement appartenant à la manufacture Herzog. Sa fille Joséphine y travaille comme tisseuse avant d'entrer chez KIENER, importante manufacture lainière de Colmar.

 

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Auguste LUDWIG de Boesenbiesen

7 Novembre 2010, 09:56am

Publié par Anne LUDWIG

 Boesenbiesen-Cassini.JPG

 

Auguste LUDWIG est né à Boesenbiesen, petit village agricole du canton de Marckolsheim, le 21 mai 1822. Le village compte alors 50 maisons, un tilleul planté en 1648 et une église neuve ( 1836 ) consacrée à saint Sébastien où aura lieu son baptème, son parrain est Augustin SCHENCKBECHER et sa marraine Odile RUDLOFF . On trouve sa trace en 1841, il est alors domestique chez Jean Léon ZUMSTEEG, le maire du village qui occupe la maison numéro 17 avec son épouse et deux autres domestiques. En 1842, son père Sébastien, ancien soldat de Napoléon, l' accompagne lors du recensement militaire. Auguste tire un bon numéro, le  197, il ne partira pas. Il est alors tisserand, sa fiche matriculaire indique qu'il mesure 1, 61 m seulement.

Il se marie une première fois à Boesenbiesen, le 28 janvier 1850 avec Catherine RITZENTHALER de Muntzenhzeim. Le couple aura sept enfants : Augustin, Marie Anne, Aloyse, Jean-Ignace, Paul, Eugène et Sébastien. Catherine décède en juillet 1862.

La famille habite la maison numéro 39, sur les 53 familles que compte le village à l'époque, 33 ont plus de trois enfants,  la nourriture s'améliore, la vaccination se répand dans les campagnes, la durée de vie s'allonge.

Les fabricants de la vallée de Sainte Marie aux Mines apportent aux habitants le coton, le lin et le chanvre à tisser à domicile et remportent le tissu. Des savoir-faire se développent dans la famille.

Dix artisans fabriquent sur place les aliments, vêtements et outils dont les villageois ont besoin. Le reste est apporté par des colporteurs qui transmettent également les nouvelles.

En 1866, Boesenbiesen abrite 322 habitants, 119 bovins,45 porcins,62 chevaux, pour les travaux des champs, les épouses, enfants, domestiques et journaliers ( taglohner ) sont mis à contribution.

Après six mois de veuvage,Auguste se remarie le 4 février 1863 avec Elisabeth WITTENMANN à Saasenheim, ils auront trois enfants : Conrad, mon arrière grand- père, Valentin qui ne vivra que deux mois, et Bernard. Après la naissance de ce dernier en 1868, La famille LUDWIG s'installe à Colmar pour travailler dans l'industrie textle alors en plein essor ( manufacture HERZOG et KIENER ). Elle est logée rue de la Bagatelle, maison n° 15 dans la cité ouvrière construite par Antoine HERZOG. Lors de son décès, le 29 avril 1902, à l'hôpital de Colmar, Auguste était domicilié 18 rue Stanislas.

Chiffres issus de l'étude de Charles Zumsteeg dans " L'Alsace, une histoire " éditions Oberlin 1991

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