Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog généalogique d' Anne LUDWIG

Erasme Boecklin von Boecklinsau

29 Mai 2011, 19:51pm

Publié par Anne LUDWIG

Erasme Boecklin est un de mes lointains ancêtres, il est  fils de Claude et de Madeleine zum WEYER . Né vraisemblablement vers 1510, il épouse Ursule de Masevaux vers 1540.

 

Erasme eut un destin peu banal, bailli de Guebwiller en 1542 du temps où l'oncle de son épouse était prince abbé de l'abbaye de Murbach, il entre au Grand Sénat de Strasbourg en 1548. Il est lieutenant colonel d'un régiment d'infanterie à la bataille de Renty le 13 août 1554, qui vit les troupes d'Henri II battre celles de Charles Quint.

Erasme est mort sur la parvis de la cathédrale de Strasbourg le 6 juillet 1555. Les circonstances de sa mort ont été relatées dans le Bulletin du musée historique de Mulhouse en 1957(p 67/69).   

 

" Au moment de la foire de la saint Jean, à l'intérieur de la cathédrale, alors affectée au culte catholique, Onuphre BECK,  fils du libraire et imprimeur René BECK, originaire de Cologne, économe de la cour épiscopale de Hohenbourg à Obernai, se prit de querelle avec Erasme BOECKLIN, lieutenant-colonel d'un régiment d'infanterie en état d'ébriété. S'est- il senti ménacé ?

Erasme est connu pour son tempérament querelleur, il lui infligea un coup de poignard, la blessure était profonde. Selon un témoin, on pouvait y plonger entièrement ses doigts.  Erasme décéda au milieu des petites boutiques qui obstruaient le parvis du dôme.

 

Prévenu, le frère de la victime, Guillaume BOECKLIN, prévot du chapitre de Magdebourg, intervint auprès de Charles Quint. Ce dernier par une lettre en date du 18 juillet enjoigne aux magistrats d'Obernai de rechercher le coupable, eut égard à la sureté de son crime et aux différents services rendus par les frères BOECKLIN, dans les combats impériaux."

 

Après Obernai, Onuphre BECK se réfugia à Mulhouse où il obtint l'asile politique et échappa ainsi à toute condamnation.   

Voir les commentaires

Artisans et petits commerces à Neuville-Day

22 Mai 2011, 08:18am

Publié par Anne LUDWIG

L'annuaire BOTTIN DIDOT permet de retrouver les différents établissements de la commune de 1885 à 1938.

 

En 1885, le village compte 650 habitants et un agriculteur est répertorié : M. LAMBERT

 

En 1901, le village compte 578 habitants, le maire est Jean Baptiste DUPONT-BEUNOT. Quatre auberges animent la commune : DARDARD, E. DAY, Vve DEREGARD,  RENAUDIN-MERCIER. M. LEFEVRE fabrique du cidre, CHADIRAC est maçon, LIEGEOIS et DUVIVIER sont maréchal ferrant, DEREGARD est meunier.

 

En 1906,  la population passe à 600 habitants, le maire est Emile GAILLARD, c'est Emile PAYER qui s'occupe du moulin,

le village compte quatre épiceries : Melle GAIGNOT, LADOUCE, MOUZET, Vve RENAUDIN-MERCIER.

 

En 1911, le maire est A LADOUCE, les 553 habitants ont le choix entre 7 aubergistes : DARDARD, CHENEAUX,Vve DAY, DEREGARD, E. GUERY, Henri TISSERAND, Vve RENAUDIN-MERCIER, 3 producteurs de cidre : GUILLARDEL, HUBIGNON et Henri MERCIER. Les épiceries sont tenues par Melle GAIGNOT, LADOUCE, Vve RENAUDIN-MERCIER, WUATELET. M. LADOUCE dirige l'entreprise de maçonnerie et PERNELLE- LEGE surveille le moulin.

 

En 1917, le village passe à 486 habitants, Charles COUTEL et D. GOBERT sont agriculteurs, DEVAUX est boulanger, le moulin est tenu par A. GUILLAUME.

 

En 1921, le maire est P. DUPONT-FROMAGEOT, le nombre d'agriculteurs s'accroit : CHARLIER, COUTEL, Henri DAY,

T. DAY, DUPONT, GAILLARD, GOBERT, GULLARDEL, TISSERAND. Il reste deux aubergistes : Vve DARDARD et PARIS-DAY. Les carrières de pierres jaunes sont exploitées par CHENEAUX et BEAUDELOT.  ll y a désormais deux épiceries coopératives celle tenue par Gabrielle HUBIGNON - DARDARD et celle de PARIS-DAY . Henri MALHERBE est le nouveau maréchal ferrant du village. 

 

En 1927, M. DUPONT-FROMAGEOT est toujours maire, le curé est M. COLAS, les agriculteurs sont CHARLIER, CH. COUTEL, H. DAY, T.DAY, P. DUPONT, E.GAILLARD, J. GAILLARD, Edmond GOBERT, HUBIGNON, LACROIX, THOMAS, TISSERAND. Les aubergistes : Vve DARDARD, DUBOIS, LADOUCE, MATAGNE, MERCIER, la boulangerie est tenue par M.MERCIER, l'épicerie par HUBIGNON-DARDARD. Il y a désormais quatre exploitants de carrière : BEAUDELOT, BRODIER, BRUGES, CHENEAU. Le village est à reconstruire, deux couvreurs : LARDENOIS et NEVEUX, un maçon LADOUCE, et des menuisiers  GEOFFROY, NEUFCOEUR et RAVARINI s'y emploient. GUERY est charron, BRUNETTE cordonnier, Melle CHADIRAC vend du tabac.

 

En 1933, la commune compte trois nouveaux agriculteurs : LALLEMENT, M.LALLEMENT et LONGIS, deux bouilleurs de cru : PARIS et RENAUDIN, deux épiceries coopératives : LEPINE et MAUROY, une fabrique de vannerie, celle de Jean Baptiste LAGUERRE, et un vendeur de poissons de mer et d'eau douce, G.CLOUET.

 

En 1938, à la veille de la deuxième guerre mondiale, le maire est Nicolas HUBIGNON, les instituteurs sont M et Mme LAHALLE.

Les agriculteurs : CHARLIER, COLLET, M.COUTEL, COUTEL Frères, COUTEL-HUBIGNON,H.DAY, T.DAY,P. DUPONT, E.GAILLARD, C.GILLES, E.GOBERT,C. HUBIGNON, LACROIX. LALLEMENT, LONGIS, TISSRAND.

Les auberges sont tenues par COURTOT, E.COUTEL, LADOUCE, DARDARD, MERCIER. M.HOUPY et MINETTE sont bouilleurs de cru.

Mme DESCHODT est coiffeuse pour dames. L'épicerie à l'enseigne " L'économie moderne " est gérèe par L.LADOUCE tandis que Gaston DARDARD vend du fourrage et de la paille en gros.LARDENOIS est couvreur, il y a deux fabricants de vannerie : A. RENAUDIN et et E. VELLENRITER.

 

Toutes ces activités rendaient vivant un village de 336 habitants, répartis entre Neuville, Day, Belair et la Coquée..

Voir les commentaires

L'entreprise Lefébure d'Orbey

21 Mai 2011, 19:25pm

Publié par Anne LUDWIG

" Une enquête industrielle réalisée en 1840-1841 indique que l'entreprise LEFEBURE fabrique des tissus de coton écru. La matière première provient de Mulhouse et de Thann. L'usine possède un moteur hydraulique d'une force de 15 à 20 chevaux. Elle utilise 200 métiers mécaniques à tisser et emploie 140 ouvriers payés par pièce. Les salaires varient de 50 centimes à 3 francs par jour. L'entreprise consomme 65 tonnes de fil venant de France et produit 15 000 pièces de coton à imprimer ou destinés à la vente en blanc .

 

L'établissement HERZOG, successeur de LEFEBURE compte 210 ouvriers en 1853. Antoine HERZOG modernise l'usine, il fait installer un gazomètre pour l'éclairage des ateliers et en 1858 une machine à vapeur, qui permet à la production de se libérer de la force hydraulique des cours d'eau. "

D'autres établissements textiles existaient en 1853 à Orbey :

la filature de coton de Henri MOSER ( 96 ouvriers)

le tissage de coton de Joachim FAUSTER (93 ouvriers)

le tissage mécanique de coton de M.SUTTER ( 100 ouvriers),

et la filature de coton de Léon DUNAND ( 25 ouvriers) .

 

Extrait de l' article de Philippe JEHIN in Société d'histoire du canton de Lapoutroie et du val d'Orbey  2010.

 

Il est possible que Victor CLAUDEPIERRE y ait appris son métier de tisserand avant de chercher un meilleur emploi dans les Vosges.

Voir les commentaires